il n'y a aucune traduction disponible, svp choisissez une langue différente.
L'Alsace compte à l'heure actuelle 103 vignerons en bio (2,2% des récoltants) sur 1083 hectares soit 7% de la superficie totale du vignoble alsacien. Ils représentent 34% des producteurs bio alsaciens (toutes productions confondues). Le secteur de la bio connaît une croissance forte ces dernières années et les initiatives locales sont nombreuses (participation au projet Orwine, réflexions sur les gestions des énérgies sur les domaines, entreprises pilotes pour le suivi de pratiques innovantes, expérimentations conduites par les vignerons et mises en communs lors d'échanges de pratiques etc.). L'agriculture biologique est née en Europe au début du siècle dernier sous l'influence de divers courants philosophiques et agronomiques qui avaient pour but de permettre aux sols de conserver leur fertilité naturelle, de privilégier l'autonomie des exploitations agricoles, d'établir des relations directes avec les consommateurs en fournissant des produits de qualité, respecter l'environnement. L'agriculture biologique s'est développée en France à partir des années cinquante sous l'impulsion de producteurs qui se sont organisés afin de promouvoir un mode alternatif de production agricole qui repose sur des principes éthiques, écologiques, sociaux et économiques.
La définition légale de l'agriculture biologique est celle d'un mode de production agricole n'utilisant pas de produits chimiques de synthèse. La dénition agronomique est plus complète: « Agriculture basée sur la gestion rationnelle de la fraction vivante du sol, dans le respect des cycles biologiques et de l'environnement pour une production de qualité, équilibrée, plus autonome, plus économe et non polluante ». Elle poursuit des objectifs écologiques, économiques et sociaux: respecter les écosystèmes naturels (équilibres sols et plantes, espèces adaptées, préservation de la biodiversité par ex.), rechercher un développement économique cohérent (entre la limitation des intrants et la création d'emplois, la pratique de la vente directe, la gestion des ressources par ex.), enfin trouver de nouveaux équilibres (pour la santé humaine, en privilégiant la coopération à la compétition par ex.) Pour le consommateur: la garantie d'une alimentation saine en limitant au maximum la présence de résidus chimiques de synthèse dans les plantes ainsi que les additifs divers ajoutés aux produits lors de leur transformation. L'absence de risque de pollution génétique ou de déséquilibre causé par la présence d'OGM, puisque l'agriculture biologique a inscrit dans ses cahiers des charges l'interdiction absolue d'utiliser les Organismes Génétiquement Modifiés. Appliquant jusqu'au bout le principe de précaution, l'agriculture biologique interdit l'utilisation de produits conventionnels quand ils présentent un risque. C'est pourquoi seule l'agriculture biologique peut offrir au consommateur une «sécurité génétique» maximale pour les produits qui en sont issus. Par ailleurs, elle permet aux producteurs de s'affranchir des intérêts commerciaux ayant pour but l'appropriation du vivant.
Les bio : tous des doux rêveurs ? Loin d'être un retour au passé, l'agriculture biologique se situe au cœur de la modernité agronomique actuelle. Les recherches se développent afin de définir les espèces (végétales et animales) les mieux adaptées aux modes de production biologique, d'améliorer les cycles de rotation, de maîtriser le désherbage ou d'apporter des alternatives aux produits de lutte antiparasitaire. De même, l'amélioration de la connaissance des sols, de leur fertilité et plus généralement du cycle du vivant font partie des préoccupations de la recherche en agriculture biologique. Les agrobiologistes développent des pratiques innovantes en matière de fertilisation (engrais verts, cultures dérobées, compost), de désherbage (faux semis), d'association de cultures et de rotation. La lutte contre les parasites est confiée à des prédateurs ou à des plantes. Ces pratiques sont pour les producteurs, en permanence à la recherche d'un mieux, l'occasion de revaloriser leur métier et de se réapproprier des savoir-faire, de produire du sens. Enfin, elle permet de préserver l'autonomie des producteurs par rapport aux firmes agroalimentaires. En savoir plus: l'OPABA, organisation professionnelle de l'agriculture biologique en Alsace, la FNIVAB, la fédération nationale interprofessionnelle des vins de l'agriculture biologique, l'Agence Bio, l'agence française pour la promotion et le développement de l'agriculture biologique
|
|
|